FIN.
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Le
Monde
de
Fred
FIN.
Dernier regard de la semaine sur le travail du photographe russe Evgueny Mokhorev.
Si vous avez aimé le travail de cet artiste, voici les liens vers les principaux sites sur lesquels vous pourrez découvrir un éventail plus complet de sa production photographique.
-www.nailyaalexandergallery.com
-www.rtrgallery.com/html.php?lang=fr&id=44
Et voici, un petit dessin très largement inspiré d'une photo que j'aime beaucoup .
Et en bonus, en cliquant sur le dessin, vous pourrez découvrir une dernière selection de photos ( un peu moins consensuel )
Pour poursuivre la découverte du photographe russe Evgueny Mokhorev, j' ai sélectionné aujourd'hui une série d'images parmi les plus significatives de la production de ce photographe.
On découvre dans cette série la confrontation entre le monde métallique et froid des chantiers navals de Saint Petersbourg et la nudité de la jeunesse russe photographiée par Mokhorev. La solidité du métal contre la fragilité de la nudité. Mokhorev considère cette série comme une allégorie du passage de l'adolescence au monde adulte dans le tourment de la crise russe qui a très largement appauvrie le pays à la chute de l'union soviétique et au passage à l'économie de marché. On peut y voir à travers ces constructions métalliques gigantesques une image de ce qu'était la puissance soviétique et le dénuement dans laquelle ce changement d'époque à laisser cette jeunesse en construction, dans un pays, qui lui, était en train de se délier.
Pour faire suite au précédent article et toujours à la découverte de l'oeuvre du photographe russe Evgueny Mokhorev, j'ai sélectionné quelques images dont le sujet est toujours le corps mais cette fois-ci véhiculé à travers la danse. On y trouve toujours la rudesse des corps, mais illustrant cette fois, les sacrifices physiques que cet art peut demander.
Dans l'optique de ce j'aimerais faire plus régulièrement, je tenais cette semaine à vous faire découvrir un photographe russe : Evgueny Mokhorev. J'ai découvert ce photographe grâce à un numéro du magazine Photo, consacré à la photographie contemporaine russe (juillet-août 2010). Autant prévenir tout de suite, ce photographe peut choquer par certains de ses sujets, disons que c'est un peu le pendant russe et sans concession d'un David Hamilton qui aurait été plus ancré dans son époque. Son travail, souvent dérangeant pour notre regard occidental, tourne souvent autour de la jeunesse et plus particulièrement de la jeunesse défavorisée de Saint Petersbourg. Son oeuvre débute au milieu des années 80 et dépeint à sa façon le grand chamboulement qui a secoué la Russie ces 25 dernières années. Ses photos, quasi intégralement en noir et blanc et au format carré sont, comme je le disais plus haut, sans concession, On y découvre toute la rudesse de ce qu'a pu être être la crise russe et dont on n'a certainement pas pris toute l'ampleur dans les années 90 : les corps sont secs, rudes, sauvages, quelquefois abîmés ou mutilés, les décors, studios ou appartements communautaires (kommunalkas) sont défraîchis, voire sales, sans chichis dévoilant le quotidien dur mais pas forcément malheureux de ces classes sociales défavorisées, mais le tout donne des images fortes, parlantes et graphiques. Enfin, le dernier point qui caractérise le travail de Mokhorev est la fidélité du photographe à ses modèles : Ces derniers ont pour beaucoup accepté d'être photographié régulièrement pendant toute leur jeunesse, des derniers instants de l'enfance jusqu'à la l'âge adulte, sans pudeur, à la slave, dévoilant tour à tour une nudité qui peut attirer, repousser, déranger, choquer, faire réfléchir, nous interroger.......... toute l'essence de l'art en sorte.
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